

On étudie les pôles car se sont les sentinelles du climat, surtout le pôle Nord. La température moyenne y a augmenté 4 fois plus vite que sur le reste du globe lors des 4 dernières décennies. Les phénomènes qui affectent cette région (fonte de la banquise, fonte des glaces terrestres, fonte du pergélisol, chute de salinité etc..) vont avoir une répercussion directe sous nos latitudes. L’Océan Arctique étant un océan, un bateau semble l’outil le plus adapté. Il y a eu précédemment de nombreuses bases dérivantes (simple camp posé sur la banquise), qui ont collecté de précieuses données, mais avec l’amincissement de la banquise il est de plus en plus difficile d’assurer la sécurité de telles structures. Cette année, les russes n’ont pas trouvé de plaque de glace assez solide pour déployer leur base dérivante SP 35 au cœur de l’Océan Arctique et ont du se résoudre à la positionner à quelques kilomètres de leurs côtes. Pour ce qui est des études développées sur Tara je vous suggère de vous référer au site de l’expédition www.taraexpeditions.org où, sous l’onglet science, on trouve le détail de tous les programmes. Christian de Marliave
Oui, durant la mise en place du bateau en septembre 4 bouées ont été mises en place autour de Tara (notamment au Nord de la position d’englacement). Ces bouées sont visibles sur le site International Arctic Buoy Program (IABP http://iabp.apl.washington.edu/) De plus en avril 2007, 16 bouées météos ont été parachutées dans un carré de 200 milles de côté dont Tara est le centre. 12 de ces bouées continuent à transmettre des données, les autres ayant soit coulé soit ont été détériorées par la formation de crêtes de pression dans leur voisinage (dans le document joint vous pouvez visualiser les 13 bouée restantes à la mi-juillet. Cordialement Christian de Marliave
Bonjour, Non les ours polaires ne sont pas nyctalopes mais ils ont une excellente vue et distinguent les couleurs, toutefois de façon moins nette que les humains. Leur œil possède une membrane nictitante (transparente) qui lui évite d’être sujet à l’ophtalmie des neiges. Seules les femelles hibernent et on peut trouver des mâles sur la banquise en toutes saisons. Toutefois, l’ours se nourrissant à 95% de phoque, en hiver, la banquise est trop compacte pour que les phoques puissent entretenir leur trou de respiration, ces derniers sont donc plutôt en lisière de banquise près des terres et donc les ours aussi. Il n’est toutefois pas rare que des ours traversent tout l’océan arctique (plutôt en été). La probabilité de rencontrer un ours en hiver au coeur de l’Arctique est donc faible mais pas nulle. L’équipe Tara a rencontré au printemps et en été quelques oiseaux (mouettes ivoires, bruants des neige essentiellement). Merci de suivre l’expédition Cordialement Christian de Marliave
En moyenne, sur une année, les rivières sibériennes déversent 0,05 Sv d’eau douce dans le bassin arctique (1 Sverdrup (Sv) = 106 m3/s). Cet apport varie au cours des saisons (5 fois plus important en été qu’en hiver) et au cours des années. Cet énorme apport d’eau douce a bien sur une grande influence sur la nature des eaux du bassin arctique. Tous les jours sur Tara, lorsque nous effectuons un sondage bathymétrique ont s’aperçoit que la couche de surface (les premiers 20-30 m) est beaucoup plus douce (30g/l) que les eaux situées en dessous (35g/l) dû essentiellement à l’apport des rivières sibériennes. Cette couche très froide (-1°6C) et douce ne se mélange pas avec la couche sous-jacente plus chaude (+1°5) et plus salée Dans la couche de surface, la température et la salinité restent constantes sur toute l’épaisseur : cette couche est parfaitement mélangée par des phénomènes de convection turbulente (notamment les vents). Par contre elle ne peut pas se mélanger avec la couche inférieure car sa faible salinité (30g/l) lui confère une faible densité si bien qu’elle « flotte » au dessus de la couche sous jacente. L’eau douce gèle à 0°C sous pression atmosphérique, alors que l’eau de mer à 35g/l gèle à -1.92°C. On comprend donc pourquoi la banquise arctique se forme si facilement avec cet apport massif d’eau douce des fleuves, combiné à des températures atmosphériques basses qui refroidissent la couche de surface.
En moyenne, sur une année, les rivières sibériennes déversent 0,05 Sv d’eau douce dans le bassin arctique (1 Sverdrup (Sv) = 106 m3/s). Cet apport varie au cours des saisons (5 fois plus important en été qu’en hiver) et au cours des années. Cet énorme apport d’eau douce a bien sur une grande influence sur la nature des eaux du bassin arctique. Tous les jours sur Tara, lorsque nous effectuons un sondage bathymétrique ont s’aperçoit que la couche de surface (les premiers 20-30 m) est beaucoup plus douce (30g/l) que les eaux situées en dessous (35g/l) dû essentiellement à l’apport des rivières sibériennes. Cette couche très froide (-1°6C) et douce ne se mélange pas avec la couche sous-jacente plus chaude (+1°5) et plus salée Dans la couche de surface, la température et la salinité restent constantes sur toute l’épaisseur : cette couche est parfaitement mélangée par des phénomènes de convection turbulente (notamment les vents). Par contre elle ne peut pas se mélanger avec la couche inférieure car sa faible salinité (30g/l) lui confère une faible densité si bien qu’elle « flotte » au dessus de la couche sous jacente. L’eau douce gèle à 0°C sous pression atmosphérique, alors que l’eau de mer à 35g/l gèle à -1.92°C. On comprend donc pourquoi la banquise arctique se forme si facilement avec cet apport massif d’eau douce des fleuves, combiné à des températures atmosphériques basses qui refroidissent la couche de surface.
Depuis la mise en glace en septembre l’équipe de Tara n’a vu que quelques mouettes ivoire en octobre avant l’arrivée de la nuit polaire. Depuis le retour du jour et du soleil, ils n’ont pas vu d’oiseau. Les premières mouettes ivoire devraient faire leurs apparitions courant avril et généralement sous ces latitudes il est courant au printemps d’apercevoir des bruants des neiges.
La rotation de la Terre ne « dirige pas vers le centre » mais elle a tendance a dévier tout objet en mouvement vers la droite dans l’hémisphère Nord et vers la gauche dans l’hémisphère Sud. C’est ce qu’on appelle la force de Coriolis. Toutefois, le mouvement des glaces sur lesquelles est posé Tara n’est pas du à cette force mais à l’effet du vent sur la banquise (qui se comporte comme une voile). La dérive dépend donc de la direction et de la force du vent. La zone dans laquelle a dérivé Tara a donc davantage été affectée par des vents du Sud que d’un autre secteur ce qui fait que le bateau a dérivé vers le pôle Nord. Chaque année les directions du vent change et donc la dérive, même si il y a sur l’Arctique une grosse tendance qui met les glaces en mouvement de la Sibérie vers le Groenland. Le soleil et les basses températures ne permettront pas à la banquise de fondre suffisamment pour que le bateau se retrouve en mer libre de glace avant d’avoir atteint le détroit de Fram (entre Groenland et Spitsberg) au début 2008, même si il n’est pas exclus que des zones d’eau libre apparaissent en été dans l’environnement proche de Tara. Il est toutefois possible que ceci devienne une réalité (océan libre de glace en été) d’ici une trentaine d’année à cause du réchauffement climatique, mais Tara aura depuis longtemps quitté cet univers.
Non nous n’avons pas vu d’orque et nous n’en verrons pas avant que le bateau ne se retrouve en mer du Groenland. La banquise est compacte et comme l’orque est un mammifère, il doit remonter à la surface pour respirer. Il n’y a pratiquement pas d’eau libre sur l’océan arctique et même en été quand le pack se relâche et qu’apparaissent quelques chenaux d’eau libre, ils sont séparés par trop de glace pour que orques et baleines n’osent s’y aventurer. Ils savent que si la glace se referme ils ne pourront plus refaire surface pour respirer. Les phoques en revanche savent entretenir (avec leurs dents) un trou dans la glace pour venir respirer et il est courant d’en rencontrer sur la banquise, même dans les environs du pôle Nord. Cela prouve qu’il y a du poisson dans l’eau et du krill (sorte de crustacé de la taille d’une petite crevette) bien qu’on en connaisse mal la quantité, les espèces et la distribution par manque d’observations.
Centré autour du Pôle Nord, l'Océan Glacial Arctique forme un bassin de près de 12 millions de km2. Il est recouvert, toute ou partie de l'année par une épaisse banquise à laquelle se mêle de rares glaces d'origine terrestre. La banquise n’est pas plate, elle est parsemée d’une multitude de crêtes de compression. Ces crêtes de compression sont formées lorsque deux plaques de glace ayant des vitesses relatives différentes s’entrechoquent. Elles agissent comme les voiles d’un bateau (on appelle ça le fardage de la banquise) et poussées par le vent elles entraînent toute la banquise à une vitesse égale à environ 2% de la vitesse du vent et dans une direction opposée à celle du vent, déviée de 30° à 40° vers la droite à cause de la force de Coriolis. Un anticyclone centré vers 85°N-170°W génère des vents dont la force et la direction définissent sur l’Arctique deux grands courants de dérive : un courant giratoire anti-cyclonique centré sur le Nord de la mer de Beaufort et le grand courant transpolaire qui va du détroit de Béring à la côte Est du Groenland via le pôle Nord. Le premier mouvement se boucle en 5 ans mais peut maintenir les glaces en rotation beaucoup plus longtemps, une partie seulement lui échappant à chaque tour. Le second mouvement évacue en 3 ans les glaces formées le long des côtes sibériennes vers l'Atlantique via le détroit de Fram. C'est ce dernier courant qu'emprunte Tara. Le vent est donc le principal responsable de la dérive de la glace. Certaines années, l’anticyclone s’affaisse et se déplace vers les côtes canadiennes modifiant sensiblement la direction et la vitesse de la dérive.
Portrait d’agnès b sur France 5 vendredi soir
Découvrez le portrait de la créatrice, partenaire majeur de Tara Expéditions.
Convaincue que les initiatives privées doivent se multiplier pour faire avancer les choses, agnès b. apporte son soutien à de nombreuses associations et organisations à but social, environnemental ou humanitaire. agnès b. est le partenaire majeur de Tara Expéditions. Très sensible au destin de la planète, elle soutient les projets du bateau et ses expéditions depuis ses débuts.
Résumé du documentaire
Un « a » pour un parti pris minimaliste, et un « b », pour l’initiale du père de ses deux garçons. Agnès b, ou celle qui a dédramatisé la mode, inventé la « no mode », des vêtements génériques nés de la sophistication de la simplicité. Serge July a suivi Agnès dans sa « factory » de la rue Dieu à Paris, où elle conçoit et centralise toutes ses activités, dans ses voyages, dans la fabrication de ses collections et dans quelques-unes de ses passions. Il en a fait « Agnès de A à B », un documentaire pour la collection « Empreintes » de France 5, qui sera diffusé le vendredi 17 avril à 20h35, puis le dimanche 19 avril à 08h55.
Projection de Prisonniers volontaires de la banquise dans le 12ème à Paris
La diffusion aura lieu le vendredi 03 avril à 20h au centre d’animation Montgallet. La projection sera suivie d’un débat avec Bruno Vienne, réalisateur à bord de Tara lors de sa dérive arctique.
L’entrée est gratuite mais il est conseillé de réserver:
01.43.41.47.87.
montgallet@claje.asso.fr
4 passage Stinville, Paris 12 – M° Montgallet (ligne 8)
Tara, et la semaine du développement durable
Tara, et la semaine du développement durable
Dans le cadre de la semaine du développement durable du 1er au 7 avril prochain, le film de 90 minutes « Tara, voyage au cœur de la machine climatique » sera projeté à Paris, dans plusieurs communes de la région parisienne et à Pontivy en Bretagne.
PONTIVY
Le 1er avril à 20h30. Avec un débat à la suite du film en présence de Bruno Vienne, cameraman à bord de Tara lors de sa dérive arctique.
Au cinéma le Rex.
56300 Pontivy
NEULLY SUR SEINE
Le vendredi 3 avril à 19 heures au Théâtre du Village
Avec un débat à la suite du film en présence de Denys Bourget, médecin à bord de Tara lors de sa dérive en Arctique.
SEVRES
Le samedi 4 avril à 16h suivie d'un débat avec Christian de Marliave, coordinateur scientifique de l’expédition Tara Arctic. Une autre projection est prévue le dimanche 5 avril à 10h30.
Parc Nautique de l’île de Monsieur
4 avenue de Saint Cloud 92310 Sèvres
L’organisation de la Semaine du développement durable est pilotée par le ministère du Développement durable.
Tara aux escales polaires à Mâcon
Les 27, 28 et 29 mars 2009 se tiendra à Mâcon le salon national de la philatélie placé sous le signe des pôles.
Dans ce cadre plusieurs évènements sont organisés :
Conférences
Vendredi 15 h : Les recherches réalisées en Antarctique sur le climat et l’environnement de la planète par Claude Lorius de l’Académie des sciences
Samedi 15 h : Expédition Tara Arctic 2006-2008 par un membre de l’expédition TARA
Samedi 16 h 30 : La présence française en Arctique des origines à 1968 par Serge Kahn de l’Académie européenne de philatélie
Dimanche 15 h : Histoire des TAAF des origines à 1956 par Pierre Couesnon de l’Académie européenne de philatélie
Et six expositions dont une sur la philatélie polaire
De 10h à 18h au Parc des expositions
Avenue Pierre Bérégovoy - 71000 Mâcon
Exposition Tara à Helsinki
Exposition Tara à Helsinki
L’exposition présente la vie sur le navire « Tara » lors de son voyage arctique consacré à la recherche dans le milieu polaire. Les 35 photos de Françis Latreille, photographe français, décrivent l’océan glacial Arctique, l’une des régions les plus fragiles et isolées du monde. Elle sont exposées à l’Institut finlandais de météorologie.
Le voyage arctique de « Tara » s’est inscrit dans le projet scientifique européen DAMOCLES, prenant place dans l’Année Polaire Internationale (API) mars 2007-mars 2009. Ilmatieteen laitos, l’Institut finlandais de météorologie, participe au projet DAMOCLES dont l’objectif est d’étudier et comprendre le changement climatique. Réalisée à l’initiative de l’ambassade de France en Suède, et en collaboration entre les ambassades de France, l’exposition a vocation à être présentée dans les pays nordiques.
Exposition ouverte au public du 25/03 au 24/04/2009. Entrée gratuite.
Lundi, mardi, jeudi, vendredi de 8h à 16h30. Mercredi de 8h à 18h.
Ilmatieteen laitos, Dynamicum, Erik Palmènin aukio 1, Helsinki.
Exposition Tara à Biarritz
Du 1er avril au 31 décembre, l'exposition "Tara un oeil sur le climat arctique" sera visible au Musée de la mer à Biarritz.
Cette exposition est le Journal de bord de l'expédition de Tara en Arctique. Elle est constituée de photographies de Francis Latreille et d'explication sur les résultats scientifiques obtenus et sur l'Océan Arctique
Plateau de l Atalaye
Entrée face au Rocher de la Vierge, 64200 Biarritz
Les horaires
« Terre ! », les 7,8 et 9 mars 2009 à Lorient, salon du développement durable et des solidarités
Le développement durable concerne tous les aspects de notre quotidien. Ses enjeux, pour être compris de tous, doivent être présentés de façon ludique et le salon Terre ! 2009 le prouve : Films, dessins animés, BD, conte musical, déambulation poétique, expo photos, journée pour les scolaires, vont rythmer cette 4e édition. Sans oublier les 15 ateliers-débats destinés au grand public comme aux professionnels, la projection gratuite du film de l’expédition Arctique Tara et la conférence inaugurale menée par Susan George sur la crise actuelle.
Bertrand Delanoë a inauguré l'exposition Tara
Le maire de Paris Bertrand Delanoë a inauguré le 19 novembre l'exposition "Tara, voyage au coeur de la machine climatique", installée dans la capitale
sur le quai d'amarrage du voilier polaire Tara, au pied du pont Alexandre III.
"Paris a la passion du développement durable et d'un changement de culture
concernant le patrimoine naturel", a déclaré M. Delanoë à l'AFP lors de sa visite du voilier.
Création du Club Tara Junior !
Depuis quelques jours vous avez pu remarquer un nouvel onglet sur le
site : le Club Tara Junior.
Ce nouveau Club s'adressant aux jeunes de 6 à 18 ans des avantages aux adhérents passionnés par les
aventures de Tara et des Taranautes. Rejoignez nous !
A l'intérieur de Tara comme si vous y étiez !
Voici un panoramique du photographe Erwan Barbey-Chariou de l'agence 360ouest pris à l'intérieur de Tara à Lorient le 3 mars.
Premier bilan scientifique
Le blog d'Ellie Ga sur le site de l'Alliance Française à NYC
L'artiste New-Yorkaise, Ellie Ga qui est à bord de Tara depuis septembre dernier édite son blog sur le site Internet de l'Alliance Française de New York.
Elle a été étudiante à l'Alliance Française avant de partir pour l'Arctique.
Retrouvez le blog d'Ellie Ga