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28/03/2007

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ITW Etienne Bourgois

ITW Etienne Bourgois

Le Directeur de l’expédition Tara Arctic nous dévoile le programme du prochain mois sur Tara et fait un bilan du premier volet de l’expédition.


Le deuxième volet de l’expédition Tara commence bientôt...

Oui après le premier volet qui consistait à la prise en glace, à l’hivernage de Tara, à la récolte des premières données scientifiques, nous allons créer une base polaire en avril et accueillir une vingtaine de scientifiques du programme DAMOCLES. Toute la colonne à la verticale de Tara, entre 4 000 mètres de profondeur et 2 000 mètres d’altitude sera étudiée.
Des relevés de la topographie de la glace seront effectués. Des radiomètres (mesure du rayonnement incident et du rayonnement réfléchi sur et sous la glace) et un photomètre solaire (mesure de l’épaisseur optique des aérosols) seront déployés, Un réseau de six sismomètres sera installé en cercle, d’un rayon de 1km, autour de Tara. Le système pour sonder l’atmosphère à l’aide d’un ballon à hélium équipé de capteurs sera lancé pour relever la température de l’air, de la pression, de l’humidité et faire des descriptions du vent à travers la basse atmosphère et jusqu’à 2 km d’altitude. Le programme neige de Tara sera pleinement développé etc…

Quelques journalistes seront là aussi, cela nous permettra par leur biais de mieux expliquer les enjeux de la mission au grand public.
Je serai avec la première équipe qui arrivera sur la base début avril. Cette équipe est composée notamment de Bernard Buigues et Romain Troublé.

Comment allez-vous rejoindre Tara ?

Compte tenu du fait que Tara est allé deux fois plus vite que prévu, nous allons passer par le Spitzberg alors que nous devions au départ passer par la Russie.
Au lieu d’y aller en hélicoptère, nous irons sur la base en DC3. Cela nous permet d’emporter plus de matériel, d’amener plus de monde et de moins polluer.

L’équipage va être remplacé ?


Nous allons changer l’équipage durant tout le long du mois d’avril avec des passages de témoins entre les partants et les arrivants.
Le premier équipage a eu le mérite de « découvrir » la nuit polaire et les réactions du bateau. Grâce à cet équipage, Tara a été une base de vie exceptionnelle.
Ils ont aussi connu des glaces très dynamiques. Plusieurs fois, l’eau s’est retrouvée autour du bateau.
J’ai vraiment l’impression que ce groupe n’est pas une addition de 8 personnalités mais bien une équipe ultra-soudée malgré les différences culturelles inhérentes à une équipe internationale. Chacun a donné la mesure de ses compétences.

Le chef de base, Grant Redvers restera deux ans sur la base ?

Oui, pour le moment, il a choisi de rester. C’est quelqu’un qui avec beaucoup de calme et de discernement a su gérer à la fois les soucis techniques, les relations humaines, tout en répondant au mieux, aux demandes de communication. Il est la voix de Tara comme ils le sont tous à bord.
Encore une fois, l’expédition Tara n’est pas le projet d’un seul homme mais bien d’une équipe.
Hervé Bourmaud, capitaine de Tara, a aussi émis le souhait de continuer. Il a fait preuve d’une motivation exceptionnelle. Il va revenir quelques jours en France pour voir sa famille avant de repartir sur Tara.

Pouvez-vous nous décrire le prochain équipage ?

Cet équipage sera à nouveau international car nous allons accueillir un Norvégien, un Estonien et un Monégasque. Il y aura également deux femmes, l’une médecin à bord et l’autre en charge d’un programme de biologie. Certes ce n’est pas encore la parité mais c’est mieux que l’hiver dernier !

Comment avez-vous vécu ces sept derniers mois ?


C’est passé très vite ! Nous étions, depuis Paris, toujours en alerte, dans l’attente des mails et appels de Tara. Il y a eu des moments quelquefois inquiétants, notamment quand la banquise a éclaté comme un miroir le 13 septembre ou alors quand des crêtes de compressions sont passées tout près du bateau.
Je fais un point hebdomadaire par téléphone avec l’équipage. Je fais en sorte de parler à chacun d’entre eux. 
Bien sûr il y aussi la frustration de ne pas être sur place même si le travail ici et là-bas est tout aussi important. J’aurais aimé partager ces moments fantastiques comme la vision d’une aurore boréale ou ces instants beaucoup plus difficiles de solitude absolue.

Diriger l’expédition Tara vous apporte t-il des choses dans votre rôle de directeur général de l’entreprise agnèsb. ?

Il est vrai que ma vie est bien remplie : en tant que directeur, je m’implique le plus possible dans l’expédition Tara et, de l’autre côté, je suis à la tête d’une entreprise de 1 800 personnes, sans oublier que je suis le père de 6 enfants dont le dernier a sept mois !
Chacune de ces responsabilités m’aide dans les autres domaines. J’essaie en ce moment de faire rentrer chez agnès b. de nouveaux enjeux tels que l’énergie, le climat et les ressources.
J’en profite ici pour remercier Agnès Troublé, dite agnèsb., sans qui cette expédition ne pourrait se faire sans son soutien financier personnel.

Tara 2006-2007

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